The Roxy Performances (2018)



The Roxy Performances frank zappa

Disque 1

1 - Sunday Show 1 Start 4:59
2 - Cosmik Debris 11:53
3 - We're Makin' a Movie 3:16
4 - Pygmy Twylyte 9:09
5 - The Idiot Bastard Son 2:20
6 - Cheepnis 3:45
7 - Hollywood Perverts 1:07
8 - Penguin in Bondage 5:54
9 - T'Mershi Duween 1:57
10 - The Dog Breath Variations 1:45
11 - Uncle Meat 2:30
12 - RDNZL 5:14
13 - Montana 7:50
14 - Dupree's Paradise 16:12

Disque 2

1 - Dickie's Such an Asshole 10:17
2 - Sunday Show 2 Start 4:08
3 - Inca Roads 8:27
4 - Village of the Sun 4:19
5 - Echidna's Arf (Of You) 4:01
6 - Don't You Ever Wash That Thing ? 13:22
7 - Slime (Intro) 0:59
8 - I'm the Slime 3:34
9 - Big Swifty 9:01

Disque 3

1 - Tango No.1 (Intro) 4:14
2 - Be-Bop Tango (Of the Old Jazzmen's Church) 18:12
3 - Medley: King Kong/Chunga's Revenge/Son of Mr. Green Genes 9:46
4 - Monday Show 1 Start 5:31
5 - Montana 6:57
6 - Dupree's Paradise 21:26
7 - Cosmik (Intro) 1:05
8 - Cosmik Debris 8:05

Disque 4

1 - Bondage (Intro) 1:45
2 - Penguin in Bondage 6:54
3 - T'Mershi Duween 1:52
4 - The Dog Breath Variations 1:48
5 - Uncle Meat 2:29
6 - RDNZL 4:59
7 - Audience Participation : RDNZL 3:08
8 - Pygmy Twylyte 4:05
9 - The Idiot Bastard Son 2:21
10 - Cheepnis 4:49
11 - Dickie's Such an Asshole 10:21
12 - Monday Show 2 Start 5:13
13 - Penguin in Bondage 6:33
14 - T'Mershi Duween 1:52
15 - The Dog Breath Variations 1:46
16 - Uncle Meat 2:28
17 - RDNZL 5:17

Disque 5

1 - Village of the Sun 3:59
2 - Echidna's Arf (Of You) 3:54
3 - Don't You Ever Wash That Thing ? 6:56
4 - Cheepnis : Percussion 4:08
5 - I Love Monster Movies 2:10
6 - Cheepnis 3:35
7 - Turn the Light Off/Pamela's Intro 3:59
8 - Pygmy Twylyte 7:23
9 - The Idiot Bastard Son 2:22
10 - Tango No.2 (Intro) 2:01
11 - Be-Bop Tango (Of the Old Jazzmen's Church) 22:31

Disque 6

1 - Dickie's Such an Asshole 15:31
2 -Big Swifty 2:51
3 - Village of the Sun 3:13
4 - Father O'Blivion 5:34
5 - Pygmy Twylyte 6:17
6 - That Arrogant Dick Nixon 2:19
7 - Kung-Fu 4:50
8 - Kung-Fu 1:17
9 - Tuning and Studio Chatter 3:39
10 - Echidna's Arf (Of You) 1:22
11 - Don't Eat the Yellow Snow 9:49
12 - Nanook Rubs It 5:41
13 - St. Alfonzo's Pancake Breakfast 2:46
14 - Father O'Blivion 2:31
15 - Rollo (Be-Bop Version) 2:36

Disque 7

1 - Saturday Show Start 2:20
2 - Pygmy Twylyte/Dummy Up 20:25
3 - Pygmy Twylyte, Pt. 2 14:25
4 - Echidna's Arf (Of You) 3:43
5 - Don't You Ever Wash That Thing ? 6:01
6 - Orgy, Orgy 3:39
7 - Penguin in Bondage 6:30
8 - T'Mershi Duween 1:53
9 - The Dog Breath Variations 1:45
10 - Uncle Meat/Show End 4:01

Pour ceux qui souhaitent se noyer dans le grand univers du Zappa n'ont qu'à plonger dans "The Roxy Performances" paru en 2018. Cette somme de 84 titres répartis sur 7 CD pour une durée exacte de 7h56 minutes de musique est un tour d'horizon incomplet certes, mais ultra riche du Zappa dans ses oeuvres live. Ce projet pharaonique provient des sessions live déjà évoquées en partie sur "Roxy & Elsewhere" (1974) et "Roxy by Proxy" (2014). Le 9 et le 10 décembre, Zappa et ses Mothers investissent la salle du Roxy pour donner chaque jour 2 concerts. La veille, un soundcheck est aussi sauvegardé sur bande. C'est tout cela que vous propose "The Roxy Performances".

Embarquement immédiat comme dirait notre Drucker.

Disque 1

Ces 14 premiers morceaux proviennent du premier concert du 9/12/73.

Intro avec "Sunday Show 1 Start", préparatif bruististe, roulements de batterie, murmures de saxophone, guitaristes qui s'accordent. Tout çà devant le public du Roxy, déjà présent. Puis la première salve arrive sous la forme de "Cosmik Debris" issu de "Apostrophe". De 4 minutes en studio, ce blues passe à plus de 11 minutes en live. Chacun a le droit d'y prendre la parole. Guitare, voix, clavier, saxophone. Chacun met du coeur à l'ouvrage et fait monter la mayonnaise qui prend rapidement. "We're Makin' a Movie" est l'occasion pour Zappa de présenter ses musiciens puis de discourir un peu sur tout et rien.
La musique reprend avec "Pygmy Twylyte" disponible aussi sur "You Can't Do That on Stage Anymore, Vol. 2". De facture plutôt soul, le titre fait apparaître un vibraphone qui se mêle aisément au reste. Tous les codes du morceau soul/funk sont là. Ralentissement, baisse de volume et surtout un groove implacable délivré par la rythmique bien élastique. Les 9 minutes passent en un éclair.

Petite chanson à l'air martial ou au contraire cultivant la ballade, "The Idiot Bastard Son" se trouve aussi sur "We're Only in It for the Money". Hommage aux films de série B de science-fiction "Cheepnis" parle d'un monstre ridicule à l'aide d'une petite chanson nerveuse et rigolote en diable. Court intermède avec "Hollywood Perverts" qui aide à introduire "Penguin in Bondage", un blues classique qui fait résonner quelques cuivres bien dosés. Passé les 2 premières minutes, le solo du moustachu peut commencer. De haute volée, le solo se termine avec le dernier couplet après lequel Zappa annonce le morceau suivant. "T'Mershi Duween" un instrumental virevoltant que l'on retrouve aussi sur "Everything Is Healing Nicely" en 1999.

A écouter aussi sur "Uncle Meat", "The Dog Breath Variations" s'enchaine au thème de ... "Uncle Meat", instrumental alerte et d'humeur folâtre.
"RDNZL" sorti de "Studio Tan" serti entre jazz et soul. Bel instrumental rapide et enlevé qui montre des instruments qui se révèlent comme sur une boule à facettes, par intermittence. Un peu de groove avec l'excellent "Montana" (issu de "Over-nite Sensation"). Dès le début, la guitare officie en maîtresse de maison avec un solo magique. Le chant, collé à la partoche du vibraphone, est une petite merveille de maîtrise technique. Pour clôturer ce premier tome, Zappa envoie le superbement jazzy "Dupree's Paradise" aux accents rythm'n blues. Ce titre est aussi disponible sur "Boulez Conducts Zappa: The Perfect Stranger" à paraître 10 ans plus tard. D'entrée de jeu, on se retrouve plongé dans les BO des films d'action des années 70 style "Inspecteur Harry", puis l'ambiance se calme sur un thème jazzy moins groove. La suite s'exprime en variations diverses, où chaque instrument peut s'exprimer (flûte traversière, basse, guitare, clavier...). Un joli livre d'images que l'on peut feuilleter sur plus de 16 minutes.

Passons maintenant au deuxième disque.

Disque 2

Le premier morceau fait encore partie du premier spectacle du 9/12/73.
Les autres, du second show donné le même jour.

Démarrage avec "Dickie's Such an Asshole" extrait de "Broadway the Hard Way". Le morceau bénéficie d'une extension en doublant sa durée d'origine. Zappa met en place le début du truc avec le soutien du public puis laisse le jazz prendre racine. Le groove gagne du terrain et s'impose lors du premier solo. Joli morceau qui installe une envie d'en savoir plus.
Démarrage en douceur et surtout en paroles avec "Sunday Show 2 Start", introduction du second show pendant laquelle Zappa présente ses musiciens, comme sur le premier disque.

Présentation du spectacle par Zappa, puis le groupe enquille direct sur "Inca Roads". Un jazz feutré débute le titre puis glisse tranquillement vers la nervosité à grands renforts de vibraphone. Cette ambiance de cocktail est plaisante avec un clavier toute en inspiration colorée. La fin de la partie instrumentale se signale par la reprise du chant qui clôt l'ensemble.
Reprise avec "Village of the Sun", en mode tranquillité soul sans surprise puis "Echidna's Arf (Of You)" un instrumental complexe, truffé de détails sonores agréables à l'oreille. Très bel essai coloré et instinctif.
Jazz ébouriffé dès le début "Don't You Ever Wash That Thing ?" trouve une vitesse de croisière et une ligne de conduite dès la seconde minute.
Entre facéties zappaiènne et sérieux d'interprétation, le morceau trouve son équilibre, notamment à la prise de parole du clavier, hyper classe. Le thème se rejoue puis laisse libre de s'exprimer chaque instrument. La batterie suit le clavier dans cette master-class. Enfin, la reine guitare s'y colle aussi. Beau titre, foisonnant et passionnant de bout en bout.
Zappa fait un peu le con sur "Slime (Intro)" puis le groupe envoie "I'm the Slime". De facture soul, cette chanson groove et se révèle très conformiste dans sa structure.
On termine avec "Big Swifty" et ce jazz tant envié au moustachu. Extrait de "Waka/Jawaka", la chose se réduit à son maximum d'efficacité en passant de 17 minutes à 9. Le titre n'en reste pas moins passionnant de bout en bout, collectionnant les solos (guitare, clavier). Beau final pour ce deuxième opus.

Disque 3

Les 2 premiers titres sont issus du spectacle n°2 du 12-9-73. Les autres proviennent du premier show du même jour.

Très longues explications et longue intro pour un morceau qui ne démarrera jamais "Tango No.1" avant d'attaquer l'immense "Be-Bop Tango (Of the Old Jazzmen's Church)". Cette grande plage se comprend comme un immense master class de plus de 18 minutes. Les musiciens font des tests, Zappa commente. Côté tendance, c'est plutôt le jazz qui domine. Tantôt libre, tantôt classique, il sème quelques jolis moments notamment dans la première partie du morceau, moins bordélique que la suite. La fin laisse plus de place pour la musique et distille un jazz-funk de bon aloi.

Zappa nous concocte ensuite un medley d'une dizaine de minutes "King Kong/Chunga's Revenge/Son of Mr. Green Genes". "King Kong", disponible sur de nombreux lives, "Chunga's Revenge" sur l'album du même nom, puis enfin "Son of Mr. Green Genes" moins connu sur "Hot Rats". Les trois extraits réunis alignent des tendances différentes. Très pop pour le premier, avec solo de trompette et de clavier, de guitare pour le deuxième. La troisième partie, plus martiale, fait aussi son petit effet. Le tout constitue un joli moment instrumental séduisant.

Le premier spectacle du 12 octobre 1973 démarre avec "Monday Show 1 Start". Accordage de basse, roulements de toms pour tester la tension des peaux, puis Zappa qui parle. Présentation des musiciens. Enfin, le premier titre commence. Il s'agit de "Montana", déjà présent sur le premier disque. Tout aussi groove, la pop de cette chanson largement instrumentale reste un bon prétexte de déployer la six-cordes. Le duo voix/vibraphone fonctionne toujours aussi bien.
"Dupree's Paradise" démarre fort avec un solo de clavier pop. Le titre figure aussi sur "Boulez Conducts Zappa: The Perfect Stranger" dans une version plus ramassée de 8 minutes. Celle figurant sur ce disque dépasse allègrement les 20 minutes. La version du premier disque et plus courte (16 minutes 12) comporte moins de breaks et se déroule de façon plus linéaire. Parfois plus calme, l'instrumental se détend puis repart vers des contrées plus fouillées. A l'aube de la 11 ème minute, la pop vire au jazz sous l'action de la trompette. Le reste se passe dans un rêve éveillé où il est conseillé de fermer les yeux. .. Superbe titre qui illumine bien cette troisième galette.

Zappa annonce le titre, dit "Here we go" sur "Cosmik (Intro)" et enquille le morceau déjà joué une première fois sur le disque 1. Cette version plus courte (8 minutes au lieu de 11) prend toujours le pas sur celle en studio. Les solos s'enchaînent (saxo, clavier, guitare), puis le chant reprend pour le dernier couplet jusqu'au final blues classique.

Ce troisième opus tient bien la route avec seulement 8 titres dont 3 restent des intros parlées. Ces lives démontrent une fois de plus l'aisance que le groupe pouvait adoptée notamment sur des morceaux de plus de 20 minutes.

Disque 4

Les chansons de 1 à 11 font partie du premier show du 12-9-73. Le reste du disque provient des sessions du second show de la journée.

Comme tous les disques de ce coffret, celui-ci commence par une intro parlée "Bondage" puis ensuite c'est "Penguin in Bondage" déjà joué sur le disque 1. La chanson met peut-être un peu plus de temps à se mettre en place que la première mouture, d'où la minute supplémentaire. Toujours de haute volée, le solo se révèle passionnant et la suite de ce blues relativement classique conforme à nos attentes.

Rien de spécial pour le pétillant "T'Mershi Duween", semblable au premier essai effectué sur le disque 1. Idem pour "The Dog Breath Variations" et "Uncle Meat" qui suivent.
Encore une fois, "RDNZL" fait la différence avec son jazz-funk enlevé. Instrumental coloré, avec des sonorités datées mais pas ringardes. Après ce morceau, Zappa organise une séance de cris primals avec le public sur "Audience Participation : RDNZL". L'exercice, un peu longuet pour l'auditeur, se poursuit avec l'accordage des guitares. Enfin, le groupe enquille la suite avec un "Pygmy Twylyte" plus court que la version du premier disque. En quatre minutes, tout est dit. La chanson garde toute sa gouaille et son groove impeccable. Ça continue avec "The Idiot Bastard Son" déjà entendue sur le disque 1 et qui s'arrête brutalement pour enquiller sur "Cheepnis" qui joue les prolongations en regard de la version du premier disque. La chanson reste aussi déjantée mais le temps supplémentaire sert à Zappa à présenter ses musiciens, soit quasiment 1 minute pleine d'applaudissements.

Le blues de "Dickie's Such an Asshole" prend le relais non sans avoir chauffé le public avant. Toujours aussi délicieux, ce morceau reste une petite merveille d'architecture sonore à visiter d'urgence.
Préparation du second show de la journée avec "Monday Show 2 Start". Accordages et mise en condition nous sont toujours offerts en direct. Zappa évoque le premier titre de ce show, "Penguin in Bondage", blues classique. Après les deux couplets réglementaires suivent les solos de guitares indispensables en pareil cas. Ultra rapidité pour "T'Mershi Duween" qui ne dure, heureusement pour les musiciens, que moins de 2 minutes, mais qui reste un moment de pur bonheur pour l'auditeur.

Un rapide passage par "The Dog Breath Variations" comme un générique servant à introduire "Uncle Meat", toujours dans une ambiance conquérante. Ce quatrième disque arrive à son terme avec l'inusable "RDNZL" déjà repris une fois sur ce même disque.

Pas vraiment de surprise avec ce disque 4 avec des morceaux déjà entendus précédemment. Toutefois, la magie opère une fois de plus avec une volonté de bien faire évidente.

Disque 5

Les onze titres de cette cinquième galette ont tous été joué au cours du second show du 10 octobre 1973.

Dans une ambiance funk chic autour de la piscine "Village of the Sun" allonge ses premiers pas. La version de ce disque semble plus appuyée que celle du disque 2, avec une empreinte soul plus marquée.
Suit le très avancé "Echidna's Arf (Of You)" un instrumental très compliqué dans sa structure et qui offre un joli moment de maîtrise musicale. Le final avorté laisse un peu sur sa faim.
Diminué de moitié par rapport au disque 2 "Don't You Ever Wash That Thing ?" reste aussi plaisant dans ce jazz cuivré où le vibraphone mouille sa chemise autant que les autres instruments. Le galop de clavier final est un pur bonheur jazz dégressif et bon pour la santé. Un solo de batterie en mode extra-large termine le titre et fait le lien avec "Cheepnis : Percussion" chorus de batterie émérite avec le vibraphone en compagnon de route. Un discours de 2 minutes de Zappa sur les films de monstres, émaillé de blagues en tous genres anime "I Love Monster Movies". Une manière comme une autre d'introduire "Cheepnis" dans une version épurée de 3 minutes et demi. Le côté frénétique demeure, rendant ce morceau sympathique quelle que soit sa durée.

Discours de Zappa sur "Turn the Light Off/Pamela's Intro" puis enfin de la musique après ces 4 minutes de bavardage avec "Pygmy Twylyte". Voilà un morceau qui évolue selon l'humeur des musiciens. 9 minutes sur le disque 1, puis 4 minutes sur le disque 4 pour offrir maintenant plus de 7 minutes de groove imparable. Qu'importe la durée, le titre donne toujours le meilleur de lui-même dans une débauche de maîtrise instrumentale.

Troisième version de "The Idiot Bastard Son" toujours dans un cocktail ironique puis une longue intro parlée avec différents départs avortés sur "Tango No.2 (Intro)" qui préfigure la longue suite jazz "Be-Bop Tango (Of the Old Jazzmen's Church)". Avec 4 minutes rajoutées par rapport à la version du disque 3, cette immense fresque instrumentale donne une tribune à tous les instruments en présence. Vibraphone, trompette, ... De temps à autres, Zappa intervient pour commenter ce qui se passe sur scène. Aux alentours de la 12ème minute le rythme s'accélère pour approcher quelques secondes un jazz pur, libéré de ses entraves. Ensuite, Zappa va jouer avec son chanteur pour quelques exercices de vocalises. Les dernières 6 minutes, jubilatoires, traçent un blues léger mais communicatif.

Difficile de comparer les versions de ce disque 5 à celles déjà entendues sur les précédents. Le disque 6 recèle quelques surprises à dévoiler dès maintenant.

Disque 6

"Dickie's Such an Asshole" met un peu de temps à démarrer, les musiciens s'accordant. Enfin, aux alentours de la 5ème minute le titre peut enfin commencer après quelques essais de choristes. Blues quasi traditionnel. La chanson, bien que dépassant les 15 minutes, reste tout ce qu'il y a de plus classique.
Après le solo de clavier suit un solo de guitare puis une accélération histoire de nous montrer la maîtrise du truc. Retour au couplet et final blues à souhait.
Petite version de "Big Swifty" avec 6 minutes de durée en moins en regard de la version du disque 2. A 1 minute et 42 secondes, tout s'arrête. Zappa parle à ses musiciens, puis le morceau reprend jusqu'à son dernier souffle. Il faut dire que ce titre et les 3 suivants sont issus des répétitions. Le très plaisant "Village of the Sun" dont c'est la 3ème édition. Toujours agréable à l'écoute, cette version nous livre la portion congrue.

Première apparition pour l'instrumental "Father O'Blivion". Beau mélange de multiples tendance, rock, jazz, pop, blues, ce titre est issu de "Apostrophe".
Les 30 dernières secondes sont d'anthologie.
"Pygmy Twylyte" revient pour la 4ème fois cette fois-ci dans une version moyenne en termes de durée. Toujours aussi bien huilée, la chanson a moins de temps pour groover en instrumental que les autres versions (9 minutes, 4 minutes, 7 minutes puis 6 minutes 17 sur le disque 6).
Première et seule apparition pour ce titre inédit "That Arrogant Dick Nixon", entre jazz mou et ritournelle contemporaine. Pour ce titre et tous ceux à suivre jusqu'à la fin de cet opus 6, nous sommes en studio pour enregistrement. Toujours en studio pour "Kung-Fu" où nous assistons à l'enregistrement du morceau comme si nous y étions. Démarrage avorté, reprise... Zappa fait reprendre le titre plusieurs fois, que nous entendrons en entier dans une version pas retenue sans doute. A noter que "Kung-Fu" est aussi disponible sur "The Lost Episodes". Un deuxième titre baptisé du même nom livre une version propre et définitive.

Ambiance calme d'avant morceau, où chacun joue une petite note, où le clavier et la basse ronronnent. Pas vraiment un morceau,"Tuning and Studio Chatter" se comporte plus comme un prélude à quelque chose.

A cette séance un peu molle et confuse succède "Echidna's Arf (Of You)" pour une troisième rencontre malheureusement trop courte.
Première et dernière apparition de "Don't Eat the Yellow Snow". Captée en séance d'enregistrement, la plage s'étend sur près de 10 minutes. Démarrage, arrêt, reprises, commentaires de Zappa, tout y est. Au final, le groupe parviendra à jouer le truc sans faillir.
Pas d'interruption en revanche pour le beau blues "Nanook Rubs It" au clavier maître. Tel le Gainsbourg moyen, Zappa parle plus qu'il ne chante, donnant ainsi une dimension véridique au propos.
Encore un extrait d'"Apostrophe" avec "St. Alfonzo's Pancake Breakfast" en mode pop survitaminée, puis encore "Father O'Blivion" pour lequel on monte d'un cran dans la rapidité. La partie en rythme latin reste une pure merveille.
Pour finir, un petit instrumental jazzy "Rollo (Be-Bop Version)", comme un soleil couchant.

Un peu moins de morceaux en live pour ce titre. Assister aux répétitions en studio est assez jubilatoire et permet de constater les exigences de Zappa auprès de ses musiciens.

Disque 7

Sur ce dernier opus, nous assistons à la balance. La mise en place se fait sur "Saturday Show Start" selon quelques indications données par Zappa. Le grand jeu commence avec "Pygmy Twylyte/Dummy Up". Encore une version cette fois-ci rallongée à l'extrême puisque une seconde partie de 14 minutes nous attend derrière celle-là qui dure plus 20 minutes. Le morceau se bloque en boucle avec des échanges entre Zappa et son chanteur. Pas de grandes évolutions mais une attente interminable, ponctuée par les interventions précédemment citées. Un peu déçu de cette longueur inutile qui ne mène à rien.

Reprise du thème sur "Pygmy Twylyte, Pt. 2" qui commence mollement, sous les commentaires du moustachu. La chose finit par groover à souhait et tourne en boucle. Comme sur la première partie, Zappa ponctue la séance de diverses remarques.
Quatrième passage pour "Echidna's Arf (Of You)" dans une belle version efficace et virtuose. Ensuite, le complexe "Don't You Ever Wash That Thing ?", tout jazz dehors envahi l'espace et le temps. Le premier passage de la trompette reste gravé dans les tympans. L'ambiance installée tient de la magie. En second lieu, c'est le Wurlitzer qui s'y colle.
Sur l'air de "Louie Louie", le groupe propulse "Orgy, Orgy". A priori inédit, ce morceau ne figure sur aucun autre album du Zappa. La simplicité du truc séduit, facile à reprendre en impro plus ou moins organisée.
Dernier passage pour "Penguin in Bondage". Ce blues toujours aussi savoureux avec un soli de guitare écorché vif laisse expirer les cuivres sous la haute régulation du Wurlitzer. Un très bon moment, comme les trois fois précédentes.
La fébrilité de "T'Mershi Duween" revient aussi pour la dernière fois, copie conforme de ce qui a été entendu précédemment. Pareil pour "The Dog Breath Variations" qui a subit 4 fois le même traitement.
On termine avec "Uncle Meat/Show End" qui conclue l'affaire façon fanfare.

Beaucoup de redite dans ce dernier opus, même si les morceaux restent plaisants à écouter.
La machine est rodée et baigne dans l'huile.

Pour conclure disons que cette somme reste indispensable aux fans de Zappa. Peu de longueurs et des titres très abordables à se mettre sous le tympan.
Le plus long pour vous aura été de lire cette chronique jusqu'au bout !
Merci pour votre patience et votre intérêt pour le moustachu.