Joe's domage (2004)

Joe's domage frank zappa

1 - When It's Perfect 3:18
2 - The New Brown Clouds 2:44
3 - Frog Song 17:22
4 - It Just Might Be a One Shot Deal 1:56
5 - The Ending Line... 3:12
6 - Blessed Relief/The New Brown Clouds 5:03
7 - It Ain't Real So What's the Deal 13:14
8 - Think It Over (some)/Think It Over (some more) 5:20
9 - Another Whole Melodic Section 1:53
10 - When It Feels Natural 1:27

"Joe's Domage" sorti en 2004, compile des morceaux enregistrés pendant les sessions de "Waka/Jawaka" en 1972.
La manoeuvre avait été initié avec "Joe's Corsage" paru la même année, en 2004 donc.
L'album est rangé dans le bac "Jazz Fusion".

"When It's Perfect" n'est pas à priori un morceau mais une tentative de démarrage de celui-ci. Quelques notes de cuivres mais surtout explications et rires en constituent la principale mouture.
Instrumental à l'état de maquette lui aussi, "The New Brown Clouds" est assez foutraque, démarrant une phrase musicale puis s'arrêtant. Cette démo augure d'un titre de fête foraine, mêlant bonne humeur et ironie.

"Frog Song" démarre sur fond d'accordage en studio. Zappa parle, une voix travaille ses modulations. La guitare essaie une suite d'accords, imitée par la section de cuivres.
A 3 minutes pile, le morceau commence puis s'arrête. A la 4ème minute, troisième essai. La guitare est entrée dans la danse. Puis les voix. Mais à la 5ème minute, nouvel arrêt. Sixième minute bien tassée. Zappa explique là où ça coince. A la 7ème minute, un autre morceau démarre puis s'arrête aussi. La guitare monte une série d'accord sans en être vraiment satisfaite. Les cuivres l'imitent. Zappa reprend la parole. Les mêmes accords qui ne passent pas seront joués plusieurs fois de suite.
A l'aube de la 14ème minute, tout le monde pète un plomb et part sur un blues. Puis s'arrête. A la 16 ème minute le titre est enfin joué et réussi le passage problématique. Enfin, à la 17 ème minute, Zappa reprend ses explications.

Petit instrumental doté d'une petite progression dramatique "It Just Might Be a One Shot Deal" figure sur "Waka/Jawaka" dans une version plus aboutie.
Sorte de fanfare blues "The Ending Line" patauge dans la choucroute pendant une minute avant d'opérer un pseudo démarrage. Ce blues avachi aux cuivres ronflants s'ébroue enfin mollement pour quelques essais infructueux. Les quinze secondes de silence qui prolongent le morceau avant sa toute fin sont-elles encore du Zappa ?

Extrait de "The Grand Wazoo", à paraitre la même année que "Waka/Jawaka", "Blessed Relief" entame sa vie de morceau de musique d'un pas empesé, soutenu surtout par les cuivres. Ensuite, on retrouve "The New Brown Clouds", testé en début d'album, dans une version plus aboutie.
Ambiance d'avant morceau pour "It Ain't Real So What's the Deal", où chacun s'exerce de son côté. L'ensemble du morceau, (pas extraordiniare non plus), est travaillé en répétition et n'offre que des débuts avortés et des reprises d'hostilités purement estudiantines.

"Think It Over" se décline en deux fois. Bel instrumental pop dans la veine de l'époque, c'est-à-dire propice à projeter des images dessus.

Pour terminer cet album de raretés, deux petites choses ont été rajoutées.
Un petit exercice à la guitare sur "Another Whole Melodic Section" et "When It Feels Natural" dépourvu de musique, où Zappa donne ses directives depuis la cabine du studio.

De vraies chutes de studio, avec tout l'ennui que cela suppose. Des morceaux inachevés, voire pas commencés, ou repris un nombre incalculable de fois.
La seule chose que l'on puisse regretter c'est que certains de ces titres n'en soient pas devenus des vrais, mais juste laissés à l'état de squelette.