The Lost Episodes (1996)



The lost episodes frank zappa

1 - The Blackouts 0:22
2 - Lost in a Whirlpool 2:46
3 - Ronnie Sings? 1:05
4 - Kenny's Booger Story 0:33
5 - Ronnie's Booger Story 1:16
6 - Mount St. Mary's Concert Excerpt 2:28
7 - Take Your Clothes Off When You Dance 3:51
8 - Tiger Roach 2:20
9 - Run Home Slow Theme 1:25
10 - Fountain of Love 2:08
11 - Run Home Cues, #2 0:28
12 - Any Way the Wind Blows 2:14
13 - Run Home Cues, #3 0:11
14 - Charva 1:59
15 - The Dick Kunc Story 0:46
16 - Wedding Dress Song 1:14
17 - Handsome Cabin Boy 1:21
18 - Cops & Buns 2:36
19 - The Big Squeeze 0:43
20 - I'm a Band Leader 1:14
21 - Alley Cat 2:47
22 - The Grand Wazoo 2:12
23 - Wonderful Wino 2:47
24 -Kung Fu 1:06
25 - RDNZL 3:49
26 - Basement Music #1 3:46
27 - Inca Roads 3:42
28 - Lil' Clanton Shuffle 4:47
29 - I Don't Wanna Get Drafted 3:24
30 - Sharleena 11:54

Disque posthume, "The Lost Episodes" parait en 1996.Recueil d'inédits enregistrés jusqu'en 1980 par le moustachu, "The Lost Episodes" compile 30 morceaux d'une durée comprise entre la douzaine de secondes et la douzaine de minutes.

Des têtes connues jalonnent cette remontée musicale dans le temps de Don Van Vliet (Captain Beefheart) à George Duke en passant par Jean-Luc Ponty ou Aynsley Dunbar et Chester Thompson.

Après quelques échanges verbaux enjoués sur "The Blackouts", nous avons droit à un blues tout droit sorti des années 30, "Lost in a Whirlpool", chanté par Captain Beefheart qui en fait des caisses comme à chaque fois.
Roots et atypique. Ronnie va-t-il chanter ? oui, sur "Ronnie Sings ?". D'une voix étranglée mais oui. Suivent les histoires de Kenny et de Ronnie "Kenny's Booger Story" et "Ronnie's Booger Story" sans grand intérêt musical, puis "Mount St. Mary's Concert Excerpt" en mode musique contemporaine.

Jazz tranquille pour "Take Your Clothes Off When You Dance", avec une trompette rutilante un brin surannée, puis retour du Capitaine (Beefheart) dans un morceau où les prouts et autres bruits suspects se mêlent à un plan rock fifties très simple.

Comme dans une multitude de disques de Zappa se comportant comme des compilations, ça part dans tous les sens sans fil conducteur aucun. En forme de générique de série TV des années 60 "Run Home Slow Theme" se comporte comme une petite locomotive nous entrainant vers "Fountain of Love" slow baveux à la basse pétomane en duo avec Ray Collins.
Restons en salle d'attente une trentaine de secondes avec "Run Home Cues, #2" puis passons sur la petite sauterie sixties "Any Way the Wind Blows". Retour à la salle d'attente cuivrée avec "Run Home Cues, #3 " puis enchainement avec une balade fifties chantée faux à dessein, "Charva".

Petite histoire sans fin "The Dick Kunc Story" suivie de "Wedding Dress Song" et "Handsome Cabin Boy", deux airs traditionnels réarrangés par Zappa. Difficile de faire plus foutraque avec des morceaux dont certains n'en sont pas vraiment. La vacuité du disque apparait là comme une évidence.

Echange verbal sous forme d'engueulade sur "Cops & Buns" puis le court "The Big Squeeze" en version débile, suivi encore de "I'm a Band Leader" où Zappa explique d'une voix de leader politique son programme musical. Enfin quelque chose de consistant avec "Alley Cat", un blues délié chanté par Captain Beefheart. On se retrouve ensuite en territoire musique expérimental avec "The Grand Wazoo", énigmatique et flippant, puis on passe à de la soul rageuse chantée par Jeff Simmons, un moment très agréable, instant trop rare et donc précieux de ce disque dispersé.

"Kung Fu" donne dans le jazz-rock expérimental et permet d'arriver sur une volée de titres plus conséquents au niveau timing. Le jazz-rock de "RDNZL" fait virevolter le violon de Jean-Luc Ponty et celui de "Basement Music #1", plus expérimental, fait vibrer des synthés spatiaux.

Zappa semble conserver une ligne directrice jazz-rock avec "Inca Roads" soutenu par le violon de Jean-Luc Ponty, la trompette de Chuck Foster et la flûte de Chick Carter. Le violon toujours à l'honneur avec un blues shuffle classique "Lil' Clanton Shuffle" puis "I Don't Wanna Get Drafted" beaucoup moins intéressant, sorte d'entrée pour la grosse pièce "Sharleena", comme si tout ce qui précédait n'avait servi que de pâle prélude. 12 minutes de liberté musicale pop, où chacun a largement le loisir de s'exprimer.

Album inégal, "The lost episodes" cumule les qualités et défauts inhérents à toute compilation de ce type. De bons moments espacés par d'autres plus dispensables en font un disque agréable dans sa variété mais qui ne se positionne à aucun moment sur quelque chose de précis.
Qu'importe, c'est du Zappa.
On prend.