Imaginary Diseases (2006)



Imaginary Diseases frank zappa

1 - Oddients 1:12 | 2 - Rollo 3:20 | 3 - Been to Kansas City in A-Minor 10:14 | 4 - Farther O'Blivion 16:01
5 - DC Boogie 13:25 | 6 - Imaginary Diseases 9:44 | 7 - Montreal 9:11


On trouve très peu de renseignements sur ce live, "Imaginary Diseases" paru en 2006. Ces 7 titres ont été captés en octobre et en novembre 1972 un peu partout dans le monde, entre Montreal et Washington en passant par Philadelphie et Kansas City. Il est enregistré avec le "Petit Wazoo", orchestre de cuivres formé par le Moustachu. Le disque est classé dans la rubrique "jazz rock/jazz fusion" mais le contenu n'est commenté et critiqué nulle part. Partons donc à la découverte de cet énième album live posthume du sieur Zappa.

Intro nébuleuse avec "Oddients" où les cuivres chauffent, non pas au soleil, mais dans une sorte de gangue glauque. Cette naissance prodigieuse est accompagnée des clameurs du public, prêt à recevoir ce qu'il est venu chercher. Musique de conquête, "Rollo" fait sonner ses cuivres tout au long d'une partition mêlant jazz-rock (sur la fin) et musique contemporaine. La frontière entre les deux n'étant pas bien délimitée, poursuivons avec le morceau suivant pour savoir dans quel univers ce disque évolue vraiment.

Joli blues cuivresque très entrainant "Been to Kansas City in A-Minor" fait sonner une trompette en voyage avec une jolie guitare au son clair puis saturé quand c'est son tour de partir en solitaire. La grille de blues restant très simple à suivre, chaque pièce de cuivre de l'orchestre peut y aller de son petit laius.
Avec "Farther O'Blivion", on arrive dans le domaine du jazz pur. Après un discours remarqué du trombone, les cuivres autour opèrent un repli stratégique. Le jazz rock vire à la musique contemporaine pour revenir à la brillance du début. Beau morceau accessible et prenant.

"DC Boogie" est un long solo blues à la Hendrix arrêté par Zappa himself aux environs de la 7ème minute. Les hostilités reprennent mais le titre est un peu long et captive moyennement l'attention. "Imaginary Diseases" commence comme un générique de série policière américaine des années 70. A la seconde minute, le titre bascule sur un solo de guitare typique de ces années-là. Une nouvelle fois très agréable à suivre, "Imaginary Diseases" apporte une douce chaleur à ce disque en live.

Un blues qui tourne en boucle "Montreal" referme cet album d'un peu plus d'une heure. Façon easy listening, ce titre chaloupé use le même riff en boucle sur 2 accords. Zappa relègue les cuivres à l'arrière et nous livre un instrumental quasi tout guitare.

Un disque tout ce qu'il y a de plus accessible. Le péquin moyen y trouvera de longues plages agréables en forme de blues ou de jazz rock.

Cette année 2006 devait également voir la parution d'autres albums posthumes du Zappa tel que "Trance Fusion" et une grosse somme en 2 puis 4 cd du making-of de "Freak Out", "The MOFO Project/Object".