Finer Moments (2012)



Finer Moments Frank Zappa

1 - Intro 1:19
2 - Sleazette 3:32
3 - Mozart Piano Sonata In Bb 6:20
4 - The Walking Zombie Music 3:22
5 - The Old Curiosity Shoppe 7:08
6 - You Never Know Who Your Friends Are 2:19
7 - Uncle Rhebus 17:43
8 - Music From "The Big Squeeze" 0:41
9 - Enigmas 1 Thru 5 8:14
10 - Pumped And Waxed 4:18
11 - There Is No Heaven From Where Slogans Go To Die 4:36
12 - Squeeze It, Squeeze It, Squeeze It 3:20
13 - The Subcutaneous Peril 19:38

Belle somme sonore paru en 2012, "Finer Moments" compile des moments sur scène et autres collages que Zappa adorait faire à ses moments perdus. Enregistrés en 1972, ces 13 titres ne seront donc disponibles au grand public que 30 ans plus tard.

Quelques extraits de cette compilation figurent sur d'autres oeuvres du moustachu. Citons ainsi au hasard "Mozart Piano Sonata In Bb" gravé sur "You Can't Do That on Stage Anymore, Vol. 5" sous le titre "Mozart Ballet", ou encore " There Is No Heaven From Where The Slogans Go To Die" qui est la version à rallonge de "You Call That Music ?" paru aussi sur "You Can't Do That on Stage Anymore, Vol. 5".

Certaines intros de morceaux, solo ou autres bouts ont été disséminé sur d'autres disques très souvent inclus dans un autre titre.

Après le discours de Frank sur "Intro", Zappa se met en mode pilotage Hendrix en alignant un long solo blues sur "Sleazette". L'ombre du guitariste du Club des 27 plane sur ce morceau, étouffant celui-ci sous sa mémoire.
Sous les rires (??) et applaudissements du public, la partition classique "Mozart Piano Sonata In Bb" déroule son tapis de notes pianistiques tel un parfait parchemin. Nul doute que quelque chose doit se passer sur scène, impression supposée par un Zappa hilare (qui imite la poule, le cochon...) et le public tout autant en veine de rigolade.

On bascule en territoire musique contemporaine avec "The Walking Zombie Music" destiné à coller les jetons. La chose est tantôt reptilienne, tantôt faussement enjouée et crée un malaise parfait.
Sur seulement deux accords, le violon et la guitare se répondent dans l'instrumental "The Old Curiosity Shoppe", mélange de rythm'n blues et de free-jazz.
Improvisation et liberté de ton.
Un peu de déconnade à l'harmonica sur "You Never Know Who Your Friends Are" avant de suivre la grande épopée qui referme cette première partie, "Uncle Rhebus", ou près de 18 minutes de jazz-rock en totale liberté.

Trompette et saxophone se taillent la part du lion, rejoint par la guitare, 5 minutes avant la fin de cette longue hostilité parfois comparée à "Uncle Meat". La fin du titre s'annonce sur un chaos psychédélique.

Courte intro en mode cartoon sur "Music From "The Big Squeeze"" puis c'est "Enigmas 1 Thru 5", uniquement habillé de percussions, le plus souvent fantomatiques. Cet antichambre de l'attente et de la patience est suivi par "Pumped And Waxed" pénible instrumental expérimental rempli de "blips" et de sons trafiqués, puis "There Is No Heaven From Where Slogans Go To Die" tout aussi expérimental en un peu plus glauque.

Fanfare fatiguée, cirque psychiatrique et hystérie collective caractérisent "Squeeze It, Squeeze It, Squeeze It" qui plonge tête la première dans un opéra bouffon écrit sous speed.

"The Subcutaneous Peril" démarre directement par le solo de guitare. A la 5ème minute, la batterie s'approprie la scène pour un long solo qui permet à la guitare de revenir en début de 11ème minute.Ce qui suit est une pure merveille instrumentale, piquée entre rythm'n'blues et rock.

Un double album en deux temps, avec un premier disque de facture plutôt classique et un second plus expérimental.

Le fan du Zappa y trouvera toujours son compte...