Does Humor Belong in Music ? (1986)



Does Humor Belong in Music ? frank zappa
1 - Zoot Allures 5:26 | 2 - Tinsel-Town Rebellion 4:42 | 3 - Trouble Every Day 5:31 | 4 - Penguin in Bondage 6:44
5 - Hot-Plate Heaven at the Green Hotel 6:42 | 6 - What's New in Baltimore 4:47 | 7 - Cock-Suckers' Ball 1:05
8 - WPLJ 1:31 | 9 - Let's Move to Cleveland 16:43 | 10 - Whipping Post 8:22


"Does Humor Belong in Music ?" est surtout connu pour sa sortie en DVD. L'objet fut vivement critiqué en son temps : concert de 2 h 30 capté en août 1984 à New-York mais réduit à 1 heure à l'aide de coupes sauvages, morceaux entrecoupés d'interviews... Ce témoignage filmique rare de Zappa sur scène est tout de même un bon moment à passer avec le moustachu et une équipe de 6 musiciens réduite à la portion nécessaire.

Du concert originale reste 10 titres à se mettre sous le tympan, choisis dans le vaste répertoire du Zappa et d'autres. A noter que le splendide et fleuve "Let's Move to Cleveland" ne figure pas dans la version DVD mais uniquement sur ce support audio.

Un instrumental pour commencer ce live : "Zoot Allures" avec une guitare puissante et directrice qui emmène le titre dans une traversée jazz-rock compliquée puis la suite "Tinsel-Town Rebellion", qui apparait tel un rayon de soleil, écartelé entre les Beach Boys et les Stooges comme ciel d'influence.

Funk chaud, "Trouble Every Day" s'amorce sur une entrée de batterie avant de prendre sa vitesse de croisière que rien ne viendra perturber, à l'exception d'un joli solo de guitare. Sans interruption, il glisse sur l'univers torturé de "Penguin in Bondage", à la guitare alerte et aventureuse.
"Hot-Plate Heaven at the Green Hotel" se révèle être un des meilleurs moments du disque. Après un parcours balisé par le gimmick de saxo, le morceau arrive à son sommet et déploie un long solo de guitare avant de reprendre le thème une minute avant la fin.

Superbe.
Moitié jazz-rock moitié soul, "What's New in Baltimore" est un titre étonnant qui mérite également un franc détour et une attention soutenue. Deux courtes interventions avec "Cock-Suckers' Ball" façon générique de sitcom et "WPLJ" en mode rock fifties avant d"attaquer la grosse pièce de l'album "Let's Move to Cleveland", festival complet jazz-rock qui pourrait constituer un disque à lui seul : foisonnant, imaginatif, complexe, ce somptueux instrumental justifie bien l'acquisition de ce live qui prend là toute sa raison d'être.
Pour terminer, Zappa s'offre une belle reprise d'un morceau des Allman Brothers "Whipping Post" aux rémanences rock bienvenues pour clore cet opus live.

Un live de plus du sieur Zappa.
Celui-ci est concis, varié dans sa démarche et offre une heure de musique sur scène avec une brochette des meilleurs musiciens de l'époque.
Du coup, un disque à posséder, à écouter et à faire entendre.